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Lu dans la presse : Rose-May Rousseau, administratrice de la mutuelle, interviewée sur la logique de réduction des dépenses de santé à l’APHP et ses conséquences pour les patients et les soignants.

07 Mars 2013

1 000 emplois sont sacrifiés tous les ans dans les hôpitaux de Paris. Secrétaire générale de l'Usap-CGT, Rose-May Rousseau dénonce la poursuite de la logique de réduction des dépenses de santé, qui met patients et soignants en danger.

La direction de l'AP-HP a annoncé un nouveau plan d'économies de 150 millions d'euros pour 2013. Pour vous c'est l'équivalent de 1000 emplois supprimés ?

Rose-May Rousseau: Après un plan de 91 millions d'économies en 2012 c'est une nouvelle saignée ! C'est d'autant plus honteux que ce plan va servir pour sa grande part ? rembourser les frais financiers de la dette de l'AP-HP vis-à-vis des banques (100 millions par an). Mais ces 150 millions d'euros d'économies, c'est encore sur le personnel qu'ils vont peser. C'est la seule marge de manœuvre, alors qu'on est déjà dans une situation explosive. Et chaque année, c'est pareil. Depuis cinq ans, on assiste à un véritable plan de casse sociale : 1 000 emplois sont sacrifiés tous les ans. Faites le calcul. On arrive à 5 000 suppressions d'emplois et des personnels à bout et épuisés.
Tous les indicateurs sont au rouge. On estime la dette sociale à plus de 1,4 million de jours non pris par les agents, soit l'équivalent de plus de 6000 emplois, sans parler de la multiplication des accidents de travail, des arrêts maladie, des risques psychosociaux. Les conditions de travail sont tellement difficiles qu'on n'arrive même plus à recruter ; les soignants, notamment les infirmières, fuient. Et ils ont raison d'avoir peur car, au bout du compte, c'est leur diplôme qui est mis en cause en cas de problème.

Vous dénoncez également la remise en cause des acquis des agents.

Rose-May Rousseau: Dans sa lettre de cadrage 2013, la direction générale écrit qu'il faut « identifier des
marges de manœuvre dans la perspective des efforts d'efficience nécessaires sur l'année 2013 ». Par efficience, il faut comprendre économie. En plus d'asphyxier le personnel, on veut lui reprendre ses acquis, comme la mutuelle complémentaire. C'est une catastrophe. On tape toujours sur les mêmes. Plus les agents ont la tête sous l'eau, plus on leur enlève ce qui leur permet de tenir. Et pendant ce temps, on nous parle de baromètre social de cœur de métier. On ne peut pas s'en satisfaire Pas de moyens, mais plus de flexibilité, plus de mobilité Cette logique d'étranglement budgétaire est une politique délibérée d'asphyxie de l'hôpital public.
Mais ce plan d'économies va avoir des conséquences extrêmes alors que, chaque semaine, on entend parler de suicides d'agents ou d'accidents de patients. Si on ne tue pas les patients, on tue nos agents.

Ce nouveau plan est d'autant plus malvenu, dites-vous, que l'AP-HP doit faire face à des incidents en cascade liés au manque d'effectifs et donc de moyens.

Rose-May Rousseau: On a fermé toutes les maternités de niveau 1 et 2 alentour, tout ça pour construire une véritable usine à bébés de 6000 accouchements, mais avec 30 % de personnel en moins. Cherchez l'erreur ! Il y a quelques mois, la ministre de la Santé et le président de la République avaient promis qu'il n'y aurait personne à moins de trente minutes des urgences ! La belle affaire ! Ca risque pourtant d'être le cas sur Paris avec la fermeture de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu et le drame de Port-Royal montre qu'il y a d'autres problèmes à régler en parallèle pour gérer les flux et les engorgements. Ce qui se profile, c'est une perte de chance pour la population.

Vous représentez les personnels soignants, administratifs et techniques. Avez-vous une position commune avec les médecins sur ce sujet ?

Rose-May Rousseau: Nous allons interpeller la communauté médicale, car il faut qu'ils s'interrogent sur ce qu'ils valident. En même temps, les représentants de la CME (commission médicale d'établissement) de l'AP-HP se sont prononcés sur la situation en expliquant qu'ils ne voyaient pas « comment augmenter l'activité quand nous sommes déjà à fond et qu'on supprime le personnel ». Aujourd'hui, le gouvernement nous met dans une situation intenable alors qu'on s'attendait à une remise sur les rails de la santé. Les restructurations durent depuis un bout de temps, mais le rythme s'est accéléré avec l'arrivée de Mireille Faugère à la tête de l'AP-HP. Elle fait ce que lui conseille l'ARS et le gouvernement laisse faire. C'est décevant. Jusqu'où va-t-on aller ?

Entretien publié dans L'Humanité du mercredi 20 février 2013

 

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