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UN MEDICAMENT CONTRE L'ALCOOL : bientôt autorisé en France ?

04 Avril 2013

Malgré une baisse significative de la consommation ces 50 dernières années, l’excès d’alcool serait responsable de 49.000 décès en 2009, selon une étude étude réalisée par l’équipe de biostatistique et d’épidémiologie de l’Institut Gustave Roussy, à Villejuif, et publiée dans la revue European Journal of Public Health le 4 mars 2013. Par comparaison, le tabac est responsable de 73.000 décès annuels (chiffres de 2004).

Selon l’étude, l'alcool est responsable de 36.500 décès chez l'homme, ce qui représente 13% de la mortalité totale masculine, et de 12.500 décès chez la femme, soit 5% de la mortalité totale.

Dans 40% des cas, le décès du patient survient avant l'âge de 65 ans. «L'alcool est une cause importante de mortalité prématurée, puisqu'il est responsable de 22% des décès entre 15 et 34 ans, 18% des décès entre 35 et 64 ans et 7% des décès à partir de 65 ans, souligne Catherine Hill, l'un des auteurs. Les décès attribuables à l'alcool sont surtout des cancers (15.000 décès) et des maladies cardio-vasculaires (12.000 décès)».

Il faut y ajouter 8000 morts dues à des maladies digestives comme la cirrhose et autant dues à des accidents et des suicides. Le reste relève d'autres maladies dont des troubles mentaux liés à l'alcool.

Les Français mauvais élèves européens

La consommation d'alcool en France a diminué de 50% ces cinquante dernières années. Elle était de 33 g d'alcool pur/jour et par adulte en 1994, de 30 g en 2002-2003, de 27 en 2009 et a peu bougé depuis (26,6 en 2010, 27,3 en 2011).

La proportion des décès attribuables à l'alcool parmi les hommes en France (13%) est bien supérieure à celle observée dans d'autres pays comme par exemple la Suisse (5%), l'Italie (3%) et le Danemark (1%). Il en va de même pour la mortalité féminine due à l'alcool qui est plus élevée en France qu'en Italie (2%) ou au Danemark (1%).

L’Agence européenne du médicament vient d’autoriser la mise sur le marché d’un médicament contre la dépendance à l’alcool. Selon une étude sur 2000 patients conduite pendant six mois, le Selincro, c’est son nom, réduirait l’envie irrépressible de boire dans 60% des cas. La France n’a pas encore donné son feu vert à sa commercialisation. Compte tenu de la courte durée de l’essai clinique réalisé, des études supplémentaires ont été demandées pour mieux évaluer le rapport bénéfices-risques de cette nouvelle molécule, et notamment les effets indésirables qui peuvent survenir au-delà de six mois et lorsque le produit est combiné avec d’autres médicaments.

Actuellement, en France, la seule alternative au sevrage pour les patients alcooliques est le Baclofène. Ce médicament, traditionnellement utilisé comme myorelaxant dans les troubles neurologiques, a été révélé en 2008 dans le livre du Dr Olivier Ameisen, « Le Dernier Verre ».

Depuis, une étude sur cent patients, menée par le Dr Beaurepaire, psychiatre à l’hôpital Paul-Guiraud à Villejuif, a montré qu’au bout de deux ans, 62% d’entre-eux étaient devenus indifférents à l’alcool. En mai 2012, une autre étude, appelée Bacloville, sur 320 patients suivis pendant un an, a démarré pour estimer l’efficacité du Baclofène comparé à un placebo. Les résultats seront connus avant l’été 2013. Une troisième étude d’observation a commencé en décembre dernier. Si ses conclusions sont positives, le Baclofène pourrait enfin être indiqué contre l’alcoolisme et remboursé par l’Assurance maladie.

Aujourd’hui, en effet, la prescription du Baclofène n’est pas généralisée. Si environ 500 médecins le prescrivent déjà dans le traitement de l’alcoolisme, elle n’est autorisée qu'au cas par cas par l’Agence nationale de sécurité du médicament depuis le 24 avril 2012.

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